Y a-t-il une vie après la mort? Une belle histoire de conversation dans le ventre de la mère
Y a-t-il une vie après la mort? L'autre jour, au gym, j'ai eu une conversation avec un homme de 80 ans qui venait de perdre son meilleur ami de 75 ans. Pour la première fois, il se surprenait à réfléchir profondément à ce qui vient après la mort. Il n'était pas sûr. Il pensait qu'il y avait peut-être quelque chose, mais il ne le savait pas vraiment. Pendant que nous parlions, je voyais dans ses yeux ce mélange d'espoir et d'incertitude, ces mêmes questions que tant d'entre nous portent.
Cette conversation m'a rappelé une histoire entendue il y a longtemps, une histoire toute simple qui touche au cœur de notre plus grand mystère. C'est l'histoire de deux bébés dans le ventre de leur mère, qui se questionnent sur le monde au-delà.
Deux bébés qui se questionnent sur l'au-delà
Dans le ventre de leur mère, deux petits êtres flottaient dans leur univers clos et tranquille, sentant le rythme de la vie battre autour d'eux. Ils entendaient des sons étouffés, sentaient la chaleur et grandissaient chaque jour d'une façon qu'ils ne comprenaient pas. Et un jour, une question est née entre eux, une question qu'aucun des deux n'avait jamais posée.
« Crois-tu à la vie après l'accouchement? » demanda le premier jumeau, plein de curiosité.
Le deuxième, plus sceptique, fronça les sourcils. « Qu'est-ce que tu veux dire, la vie après l'accouchement? Il n'y a rien d'autre que ça. On vit ici, on grandit ici, on est nourris par ce cordon, et quand ça finit, eh bien, c'est fini. Il n'y a rien d'autre. »
Le premier réfléchit un instant, puis répondit : « Mais s'il y avait quelque chose de plus? Si tout ça n'était qu'une préparation pour une autre vie, un monde plus grand qu'on ne peut pas voir d'ici? »
Le deuxième se moqua. « Tu crois en quelque chose que personne n'a jamais vu. Personne n'est jamais parti d'ici et revenu nous dire qu'il y a autre chose. Il n'y a aucune preuve qu'il existe une vie après l'accouchement. »
Le premier sourit. « Peut-être que personne n'est revenu parce que l'accouchement est le début de quelque chose de si incroyable, de si vaste, qu'on n'a plus besoin de revenir. Peut-être qu'on va respirer de l'air, voir la lumière et bouger librement d'une façon qu'on ne peut même pas imaginer maintenant. »
Le deuxième secoua la tête. « N'importe quoi. Il n'y a pas de lumière. On vit dans le noir, et c'est tout ce qu'on a jamais connu. De toute façon, s'il y avait quelque chose au-delà, on le saurait déjà, non? Quelqu'un nous l'aurait dit. »
Le premier hésita, puis chuchota : « Et si on le sentait depuis le début? Et si on n'était pas seuls? As-tu déjà remarqué que quand tout est calme, on entend quelque chose? Un son doux et régulier… un battement de cœur? »
Le deuxième s'arrêta. Il l'avait entendu, ce battement doux et rythmé qui semblait être partout et nulle part à la fois. « Ça, c'est juste… je ne sais pas ce que c'est », marmonna-t-il.
« Ça, dit le premier, émerveillé, c'est le son de notre mère. Elle est tout autour de nous, même si on ne peut pas la voir. Elle nous nourrit, nous protège, nous donne la vie. Sans elle, on ne serait pas ici. »
Le deuxième se moqua encore, mais avec moins d'assurance dans la voix. « Si elle existe, pourquoi on ne la voit pas? »
Le premier sourit. « Parfois, il faut faire plus confiance à ce qu'on ressent qu'à ce qu'on voit. Tu n'as jamais eu chaud sans raison? Un sentiment de réconfort, comme si quelque chose de plus grand que nous nous serrait dans ses bras? »
Le deuxième hocha lentement la tête. Il l'avait déjà ressenti, dans ces moments où tout était immobile et où quelque chose de doux et d'inexplicable le remplissait, un sentiment d'amour, l'impression d'être tenu.
« C'est son amour, poursuivit le premier. Et parfois, si tu fais vraiment silence et que tu écoutes attentivement, tu peux entendre sa voix. Elle est étouffée, on ne comprend pas les mots, mais on les ressent. Il y a quelque chose de beau dedans, quelque chose de profond, quelque chose qui nous remplit même quand on ne comprend pas. »
Puis les yeux du premier s'emplirent d'émerveillement. « Je crois qu'elle est notre créatrice. C'est elle qui nous forme. Tu n'as pas remarqué comme on change? Chaque jour, on grandit d'une façon qu'on ne contrôle pas : nos mains, nos yeux, notre cœur. On est en train d'être façonnés en quelque chose de plus grand que ce qu'on était avant. »
Le deuxième fronça les sourcils. « Même si elle existe, comment tu sais que c'est elle qui nous a faits? Peut-être qu'on grandit tout seuls, c'est tout. »
Le premier secoua la tête. « Regarde comme tout est parfait. Ce n'est pas nous qui nous façonnons. Quelque chose, quelqu'un, guide tout ça. On n'est pas ici par hasard. »
Le deuxième resta silencieux.
« Et si, continua le premier, quand on quittera cet endroit, on trouvait la lumière? On la trouvait, elle. On trouvait l'amour. Peut-être que l'accouchement n'est pas la fin. Peut-être que c'est seulement le début de quelque chose d'encore plus grand, une autre façon d'être, un endroit où on ne sera plus entourés de noirceur, mais tenus dans une lumière si vaste et si chaude qu'on comprendra enfin ce qu'on ressent depuis toujours. »
Et si la mort n'était qu'une autre naissance?
En repensant à cette histoire, je pense à cet homme du gym, incertain de ce qui l'attend, mais rempli du désir de comprendre. Et ne sommes-nous pas tous un peu comme lui, et comme ces jumeaux? Nous vivons dans ce monde en nous demandant ce qu'il y a au-delà. Nous cherchons des signes, des preuves, des réponses. Certains d'entre nous, comme le premier jumeau, font confiance à l'invisible et écoutent le battement de cœur, la présence de quelque chose de plus grand que nous. D'autres, comme le deuxième, luttent avec le doute et ont besoin de voir pour croire.
Et si la mort n'était qu'un autre accouchement? Et si cette vie était un ventre maternel qui nous prépare à quelque chose de bien plus grand?
Peut-être que, quand notre heure viendra, nous verrons enfin la Source qui a toujours été avec nous. Peut-être qu'en traversant le tunnel de lumière, nous comprendrons que nous n'avons jamais été seuls. Et peut-être que, tout comme un bébé pleure en quittant le ventre de sa mère en croyant avoir tout perdu, nous ouvrirons les yeux et nous nous retrouverons dans les bras de quelque chose d'infiniment plus grand que tout ce que nous avions imaginé.
Katiana